
Avant son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a souvent claironné qu’il mettrait un terme à la guerre d’Ukraine en « vingt-quatre heures ». Près de quatre-vingts jours après son investiture, le président américain est-il toujours aussi sûr de lui ? Les doutes se multiplient sur l’objectif, un temps esquissé, d’un accord d’ici à Pâques. Sur le terrain, les forces russes progressent, même si c’est au prix de lourdes pertes. Les bombardements et autres attaques de drones sur les villes ukrainiennes se poursuivent. Quant aux pourparlers de paix ébauchés par le dirigeant républicain, ils n’en sont encore qu’à leurs balbutiements.
« Le résultat provisoire de ce processus de négociation donne l’impression non pas d’une, mais de plusieurs pièces jouées à la fois, où il n’y a pas de script et où plusieurs metteurs en scène tentent d’imposer leur ligne », observe Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Eurasie de l’Institut français des relations internationales (IFRI) : « L’ensemble est pour l’instant décevant, sans véritable avancée vers la paix. »
Certes, Donald Trump a bien tenté d’amorcer le processus, quitte à multiplier par avance les concessions à Vladimir Poutine. Mais sa méthode, tout à la fois brutale et désordonnée, décontenance ses plus proches alliés, tant elle semble faire le jeu de la Russie, qui, elle, ne cède rien.
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